Ces 12 derniers jours ont été assez intenses.
Nous avons continué à explorer les bords du Saguenay puis nous sommes arrivés au lac Saint Jean. Très construit et privatisé presque partout, l'endroit ne nous a pas beaucoup plu. Nous sommes donc allés au parc de la pointe-taillon, une rive du lac encore préservée. On a bien fait, on a adoré!
Le parc ne se visite qu'en vélo (ou à pied bien sûr). Une piste de 45 kilomètres fait le tour de la presqu’île. Comme il n'y avait presque personne, nous avons dormi sur le parking de centre d'accueil 2 nuits, profitant de la belle plage, du beau parc de jeux et du sentier. Nous avons aussi loué des vélos et fait le tour complet (45 km en 3h30). Certains (certaines?) ont eu mal aux jambes pendant quelques jours!!!
Il parait que dans la région sont faits de très bons fromages alors avant de la quitter, nous visitons quelques fermes et effectivement, leurs fromages sont délicieux.
En descendant sur Québec nous nous arrêtons au parc des grands-jardins où le relief est beaucoup plus marqué et où nous faisons des balades un peu plus dures. Magnifique encore.
C'est en quittant ce parc que nous faisons un arrêt à Baie saint Paul dont nous vous avons déjà parlé.
Arrivés à Québec nous allons retrouver Michèle, la maman d'Olivier, qui vient nous voir 4 jours. Nous trouvons un super endroit pour nous garer juste à côté de son B&B et du parc des champs de bataille.
Il est temps de faire un petit point météo: Depuis que nous sommes arrivés au Canada nous avons beaucoup de chance, il fait très bon et souvent beau. Depuis quelques jours, nous sentions l'automne arriver: température plus fraîche et de la pluie. Mais nous arrivons à Québec en pleine canicule: 30°C! Les jeux d'eau dans les parcs sont même rouverts. Nous allons bien en profiter, sauf la nuit car pour la première fois nous aurons trop chaud! Fin de la parenthèse météo.
Pendant trois jours, nous parcourons Québec à pied et comme ça monte et ça descend, c'est bien fatigant. Mais nous apprécions beaucoup la ville. Dans le vieux centre historique il y a beaucoup de cars de touristes et avec 2 bateaux de croisière amarrés en plus, ça fait beaucoup de monde mais ils restent autour du château Frontenac. Au musée du fort, nous apprenons l'histoire de la ville et des nombreuses batailles qui ont rythmé la fin du dix huitième siècle et qui ont rendu Québec aux anglais. Nous visitons aussi le musée de la civilisation. Passionnant, il raconte l'histoire des québécois et des premières nations mais il contient aussi de belles expositions sur les nanotechnologies et le cerveau.
Nous quittons la ville une journée en allant au parc national de la Jacques Cartier à 45 minutes de Québec. Nous y faisons deux balades autour de la rivière qui est au centre du parc et nous nous y baignons même. Les couleurs sont vraiment de plus en plus belles.
Hier, nous avons laissé Michèle prendre un bus pour Montréal d'où elle rentrait en avion vers Paris. Sa visite nous a fait plaisir à tous les 5 et visiter Québec avec elle dans ces conditions était très agréable. La météo a vite changé et il fait maintenant 15°C, ils annoncent 8 pour demain...
Nous allons maintenant découvrir la Gaspésie.
Les photos sont ici, à bientôt.
jeudi 28 septembre 2017
vendredi 22 septembre 2017
Les joies du voyage en camping-car avec ses enfants
A la demande d'un
ami qui veut rester anonyme (Marc L est son pseudo), voici un article
pour vous raconter ce que nous ne racontons jamais dans nos articles
habituels : nos galères quotidiennes, les moments pénibles,
les crises…
Pour ceux qui n'ont
jamais voyagé en camping-car, il faut savoir que plusieurs problèmes
se posent : trouver de l'eau (pour boire, pour la douche et la
vaisselle), vider les eaux grises et vider les toilettes. Dans notre
précédent voyage, nous arrivions à tenir 4 jours avec 120L d'eau.
Bulle 3 n'a que 100L de réservoir, nous sommes 5 maintenant et deux
de nos enfants sont ados… Du coup, c'est tous les deux jours qu'il
faut faire ces trois corvées, très souvent dans 3 lieux différents.
Quand on est dans un
parc national, on essaye de se poser une ou deux nuits au camping :
les douches sont plus longues, les enfants font la vaisselle (dans le
camping-car, trop dur pour eux de ne pas consommer trop d'eau) et on
a un peu d'intimité...
Tous les 2-3 jours
il faut aussi faire des courses (la taille du frigo est réduite) et
parfois trouver du gaz. Autant dire que l'intendance nous occupe et
est parfois source de stress et/ou de grands détours.
Tous les soirs, nous
devons aussi trouver un endroit où dormir, gratuit et calme (au bord
de l'eau c'est encore mieux). Parfois c'est un parking de
supermarché, ça fait moins rêver...
Évidemment, tous
les jours il y a l'école qui nous occupe entre 2 et 4 heures.
Vous l'aurez
compris, c'est au prix d'efforts qu'il nous reste un peu de temps et
d'énergie pour visiter quelques endroits, aller parfois à la plage
ou faire des balades…
Passons aux
« joies » de voyager avec ses enfants...
Quand on dit qu'on
vit 24 heures sur 24 avec eux, ce n'est pas une façon de parler.
Parce qu'ils sont collants ! Lucile, à 3 ans et demi, on s'y
attendait un peu mais Avril et Benoît moins. Les pauses sont rares.
Mais comme ils sont toujours partants pour rester tous les 3 dans le
camping-car et qu'Avril et Benoît s'occupent bien de Lucile, on en
profite. ça nous a permis d'aller au restaurant tous les deux et de
parfois faire des balades sans eux.
Moins surprenant,
ils n'écoutent que quand ça les arrange : presque tous les
jours, les 3 demandent à 5 minutes d'intervalle où nous dormons, ce
que nous allons manger. Ils n'écoutent pas ce que nous disons à
l'un ou à l'autre. Par contre, évidemment, dès que l'on veut
parler entre nous, ils entendent et posent des questions.
Malgré tout ce que
nous venons d'écrire, vous l'avez compris, nous adorons cette vie de
nomades en camping-car. Et nous savourons le fait d'être 24h/24 avec
nos enfants. Tout n'est pas toujours rose mais ils ils nous montrent
qu'ils sont contents d'être dans le camping-car avec nous et sont
toujours partants pour faire une balade ou une visite. Alors nous ne
regrettons pas notre choix.
PS : Cet
article était écrit depuis quelques jours et maintenant que nous le
mettons en ligne on peut aussi vous raconter nos dernières 24h bien
pourries…
Hier soir, nous
devions dormir à Baie Saint Paul, une ville au bord du St
Laurent. Comme souvent quand on dort dans une ville, on regarde si
des voyageurs n'ont pas donné des conseils sur des endroits calmes
où dormir. Évidemment, le lieu conseillé nous est maintenant
interdit par des grandes pancartes « parking interdit aux
motorisés (c'est comme ça qu'ils appellent les camping-cars ici).
Du coup, on demande à l'office du tourisme qui nous conseille un
parking de supermarché. Comme il ne nous enchante pas, on cherche un
peu et on trouve un parking sans pancarte d'interdiction, derrière
un autre office de tourisme. Sauf qu'au moment de se coucher, impossible de
rester, nous sommes à coté d'une voie rapide, en descente, les
camions font un bruit monstrueux. A 22h30, on décide donc de
retourner sur notre parking de supermarché. A 2h du matin on est
réveillé par des camions qui font chauffer leur moteur juste à
côté de nous, rebelote à 4h !! Impossible de continuer à
dormir, on re-bouge… à force de tourner en ville on trouve un
parking qui semble calme et qui le restera jusqu'à 8h et la fin de
notre courte nuit.
Ensuite, c'est la
journée des corvées : vidange, pleins, courses, laverie. Au
bout de deux heures dans la laverie et alors qu'on avait enfin
terminé de plier le linge, on se rend compte qu'on a oublié un sac
de linge. C'est reparti pour 2h, formidable!!!
samedi 16 septembre 2017
Des baleines, en français!
Nous avons continué de
longer la côte du Nouveau Brunswick et sommes arrivés dans la
péninsule Acadienne, à Caraquet sa ville principale. Ici, tout est
écrit en Français, on se croirait déjà arrivé au Québec. On
trouve même une librairie française, le rêve… on refait quelques
réserves.
PS: le nouvel article d'avril est ihttps://journalavril.blogspot.ca/ci
Juste à côté nous
visitons le village historique acadien. Dans un grand parc, de
nombreuse bâtisses ont été réunies (la plupart du temps ce sont
les bâtiments originaux qui ont été déplacés) et des gens les
occupent la journée, faisant les activités de l'époque en
répondant aux questions des visiteurs. Comme le village comprend
trois époques de 1773 à 1949, on apprend beaucoup de choses grâce
aux interprètes qui font très bien revivre les lieux. Nous y
passons une très bonne après-midi.
Avant de quitter le
nouveau Brunswick, nous faisons une étape au parc provincial du Mont
Carleton. Assez isolé, nous espérons y voir des animaux.
Malheureusement, nos nombreuses balades au coucher et au lever du
soleil n'y changeront rien, nous n'en verrons aucun ! Pour la
première fois Lucile passera une nuit dans la tente avec Avril et
Benoît qui s'en souviendront. Leur petite soeur bouge beaucoup...
En continuant la route,
nous longeons la frontière US (le Maine est tout proche) et entrons
au Québec le 11 septembre. Nous espérons pouvoir y rester jusqu'au
20 ou 25 octobre si le temps nous le permet.
Nous traversons le
Saint Laurent pour aller vers Tadoussac où l'on espère voir des
baleines. Même si la haute saison est terminée, nous sentons vite
que nous sommes dans un coin très touristique. Nous croisons
d'ailleurs beaucoup de français. Nous enchaînons pendant 3 jours
tous les points de vue pour essayer d'apercevoir les différents
types de cétacés visibles dans le Saint Laurent. Rien à voir avec
la plage de Las Canteras en Argentine mais c'est toujours génial
d'entendre le souffle d'une baleine et de la voir surgir juste devant
soi. Nous arrivons à voir (par ordre de taille croissante) :
des petits rorquals (beaucoup), des rorquals à bosse (deux) et un
rorqual commun. Nous voyons aussi de nombreux bélugas (petit cétacé
blanc de 3 à 4,5 m), résidents du golfe du Saint Laurent,
malheureusement de plus en plus menacés. Les photos sont ici.
Après de nombreux
réveils à l'aube et des heures d’observation, nous quittons la
région pour rentrer dans les terres et longer le Saguenay.
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