samedi 16 septembre 2017

Des baleines, en français!

Nous avons continué de longer la côte du Nouveau Brunswick et sommes arrivés dans la péninsule Acadienne, à Caraquet sa ville principale. Ici, tout est écrit en Français, on se croirait déjà arrivé au Québec. On trouve même une librairie française, le rêve… on refait quelques réserves.
Juste à côté nous visitons le village historique acadien. Dans un grand parc, de nombreuse bâtisses ont été réunies (la plupart du temps ce sont les bâtiments originaux qui ont été déplacés) et des gens les occupent la journée, faisant les activités de l'époque en répondant aux questions des visiteurs. Comme le village comprend trois époques de 1773 à 1949, on apprend beaucoup de choses grâce aux interprètes qui font très bien revivre les lieux. Nous y passons une très bonne après-midi.
Avant de quitter le nouveau Brunswick, nous faisons une étape au parc provincial du Mont Carleton. Assez isolé, nous espérons y voir des animaux. Malheureusement, nos nombreuses balades au coucher et au lever du soleil n'y changeront rien, nous n'en verrons aucun ! Pour la première fois Lucile passera une nuit dans la tente avec Avril et Benoît qui s'en souviendront. Leur petite soeur bouge beaucoup...
En continuant la route, nous longeons la frontière US (le Maine est tout proche) et entrons au Québec le 11 septembre. Nous espérons pouvoir y rester jusqu'au 20 ou 25 octobre si le temps nous le permet.
Nous traversons le Saint Laurent pour aller vers Tadoussac où l'on espère voir des baleines. Même si la haute saison est terminée, nous sentons vite que nous sommes dans un coin très touristique. Nous croisons d'ailleurs beaucoup de français. Nous enchaînons pendant 3 jours tous les points de vue pour essayer d'apercevoir les différents types de cétacés visibles dans le Saint Laurent. Rien à voir avec la plage de Las Canteras en Argentine mais c'est toujours génial d'entendre le souffle d'une baleine et de la voir surgir juste devant soi. Nous arrivons à voir (par ordre de taille croissante) : des petits rorquals (beaucoup), des rorquals à bosse (deux) et un rorqual commun. Nous voyons aussi de nombreux bélugas (petit cétacé blanc de 3 à 4,5 m), résidents du golfe du Saint Laurent, malheureusement de plus en plus menacés. Les photos sont ici.

Après de nombreux réveils à l'aube et des heures d’observation, nous quittons la région pour rentrer dans les terres et longer le Saguenay.

PS: le nouvel article d'avril est ihttps://journalavril.blogspot.ca/ci


lundi 11 septembre 2017

Premier film

Bonjour à tous!
Voici un petit film (8 min quand même) sur nos premiers jours au Canada.
Bisous à tous
Les Pailles

mercredi 6 septembre 2017

NS, PEI, NB... Nous enchaînons les provinces

Après plus d'un mois en Nouvelle Écosse, nous nous sommes résolus à la quitter. Ça a été dur car nous avons beaucoup aimé cette province mais nous voulons être avant la mi septembre au Québec.
Nous décidons donc de passer par l'île du Prince Édouard, plus petite province du Canada avant d'aller au Nouveau Brunswick.
Nous prenons un ferry et, comme le beau temps se maintient, nous continuons à profiter des plages. La préférée des enfants sera Basin Head. Pas pour la plage, envahie en ce jour de « canicule », mais pour le pont dont on peut plonger ou sauter.
La terre est rouge ici, les couleurs en bord de mer sont magnifiques. Par rapport à la Nouvelle Écosse, nous voyons beaucoup plus d'exploitations agricoles. Petit à petit les terrains en bord de mer sont cédés à des particuliers. Les pancartes « No overnight parking » se multiplient, on n'avait plus l'habitude. Ça complique notre recherche d'endroit pour dormir...
Nous allons au seul Parc National de l'île, pas inoubliable. Nous visitons aussi un lieu historique d'un ancien comptoir français de morue. Des jeunes enfants étaient envoyés de France par leurs parents pour y travailler. Le lieu commençait à prospérer quand les anglais en 1745 ont envahi l'île et tout détruit.
Au bout de trois jours sur l'île nous traversons le plus long pont du Canada (13 km) pour arriver au Nouveau Brunswick (NB), seule province canadienne officiellement bilingue (anglais et français). Depuis que nous sommes arrivés nous entendons très souvent parler français. Ce sont, la plupart du temps, des québecois en vacances. Mais maintenant nous faisons attention quand nous parlons entre nous et commençons par dire "bonjour" avant "hello" quand on croise quelqu'un. Que ce soit en anglais ou en français, tous les gens que nous croisons sont adorables, très souvent intrigués par notre camping-car étrange.
La baie de Fundy se situe entre le NB et la Nouvelle écosse et est connue pour ces grandes marées. Dans de nombreux endroits on peut même observer le mascaret, cette vague qui se forme quand la mer monte et affronte le courant descendant de la rivière. Nous irons à Moncton le voir, c'est très impressionnant.
Nous allons visiter le PN de Fundy. C'est le week-end de la fête du travail (dernier week-end avec le lundi férié avant la reprise de l'école). Comme les américains, les canadiens en profitent pour aller camper, c'est en général un week-end très chargé. C'est le cas au PN mais nous arrivons à faire pas mal de balades. Avril en profite pour faire un nouvel essai capillaire (vous verrez les photos). Sur le route nous nous arrêtons au cap enragé où nous dormons au bord de la mer, bercés par le bruit des vagues et du vent. Nous y croisons une famille suisse, sur les routes avec deux jeunes enfants pendant quelques années et un couple de californiens. Nous passons quelques heures à parler voyage tous ensemble. Stop ensuite à Hopewell rocks, où l'on admire des rochers dont la base est rongée petit à petit par la mer. Balade et photos à marée haute puis à marée basse pour comparer.
Nous sommes dans le deuxième PN du NB, Kouchibouguac et depuis ce matin, on sent que l'école a repris aussi ici, car les campings sont presque déserts.
En arrivant hier nous avons appris qu'on pouvait apercevoir des orignaux voire même des ours ici. Du coup, hier soir, au crépuscule nous sommes partis faire un tour dans le parc pour tenter d'en apercevoir. Et nous avons vu un ours ! Cette fois, on l'a bien vu et les enfants aussi. Les photos par contre sont ratées, pas assez de lumière, tant pis.

Ce matin, Olivier s'est levé avant le soleil pour faire une balade et retenter sa chance. Benoît l'a accompagné courageusement. Pas d'ours, ni d’orignal mais ils ils ont vu un putois ! Et surtout un magnifique lever de soleil.
Les photos sont ici.
Et le nouvel article d'avril là.